Publié le 24 août 2026 par Priscilla Gout
RBGO : « Quand c’est à Rennes, c’est toujours le Couvent ! »
Le 11 septembre 2026, le Couvent des Jacobins accueille les 8e Rencontres Bretonnes de Gynécologie-Obstétrique.
Organisé alternativement à Rennes et à Brest, ce congrès médical rassemble les professionnels du Grand Ouest impliqués dans la santé des femmes. Formation, actualité médicale et évolutions des pratiques rythmeront cette nouvelle édition, qui pourrait réunir jusqu’à 300 participants.
Les RBGO accueillent des spécialistes reconnus au niveau national, venus présenter des sujets qui font évoluer les pratiques. Prévention et dépistage du cancer du col, vaccination, sécurité à la naissance ou encore prise en charge de la douleur liée à l’endométriose figurent notamment parmi les thématiques abordées pour cette édition rennaise.
« Cette édition, nous l’avons abordée sur une approche prise en charge des soins, sécurité des soins et prévention », résume le Pr Vincent Lavoué, chef du service de gynécologie médicale et chirurgicale du CHU de Rennes.
Des pratiques et des projets qui font évoluer la spécialité à Rennes
Au-delà des avancées médicales, le congrès s’intéresse à des sujets à la frontière entre médecine et questions sociétales. Au CHU de Rennes, les équipes ont notamment fait évoluer leurs pratiques autour de l’accompagnement des patientes, des projets de naissance ou des accouchements médicalisés. Concernant la césarienne, par exemple, l’objectif est de favoriser le peau-à-peau, de permettre davantage à la mère de participer et de rendre l’environnement du bloc moins agressif. « Ce n’est pas parce que c’est médicalisé qu’on ne peut pas faire mieux », souligne le Pr Lavoué.
Cette évolution passe aussi par la formation, avec le développement de la simulation médicale. Grâce à des mannequins haute-fidélité, sage-femmes, infirmiers, anesthésistes et gynécologues peuvent se former ensemble, en formation initiale comme continue, notamment pour améliorer la sécurité des soins.
La recherche sur l’endométriose connaît également une nouvelle avancée à Rennes avec un projet européen de 11 millions d’euros consacré à la recherche et au parcours de soins. La chirurgie robotique est devenue une pratique courante du service, tandis que les équipes travaillent sur la transplantation utérine, encore très peu pratiquée à l’échelle internationale : « Il y a eu seulement 150 transplantations utérines dans le monde, avec 90 naissances, recensées dans une quinzaine de pays. »
Un écosystème breton qui favorise les collaborations
En Bretagne, la dynamique autour de la santé des femmes repose aussi sur des collaborations entre professionnels. Le réseau périnatal est particulièrement actif, tout comme EndoBreizh, consacré à l’endométriose.
« La Bretagne figure parmi les 5 premières régions françaises à avoir structuré ce type de réseau et à avoir été reconnu par les instances ministérielles, nous en sommes très fiers » explique le Pr Lavoué. « Sage-femmes, médecins traitants, gynécologues-obstétriciens, nutritionnistes ou kinésithérapeutes s’y sont rapidement mobilisés dans une approche multidisciplinaire. Cette organisation a été remarquée au niveau national. »
Les RBGO reflètent bien cette dynamique en réunissant les professionnels du territoire autour de la formation, des évolutions de leur discipline et du partage d’expériences.
À Rennes, les RBGO ont pris leurs quartiers au Couvent des Jacobins
Organisées alternativement à Brest et à Rennes, ces Rencontres ont désormais leurs habitudes au centre des congrès. « Quand c’est à Rennes, c’est toujours Le Couvent. C’est la tradition, maintenant », s’amuse le Pr Vincent Lavoué.
Sa situation en plein centre-ville fait partie de ses atouts, tout comme la modularité de ses espaces. « Vu l’agencement des salles, c’est facile, on peut moduler nos journées exactement comme on veut avec de petites salles de 20 places, des salles moyennes de 100-200 ou de grandes salles de 300 personnes… ».
Pour Pr Lavoué, le Couvent des Jacobins fait même partie intégrante de l’expérience proposée aux congressistes : « Le lieu est tellement beau […] que l’on a déjà réussi le congrès quand on y vient ». Une manière de souligner l’importance du cadre, en complément du programme scientifique : « Les gens sont déjà contents d’aller là ».
Fin juillet, 200 professionnels étaient déjà inscrits, soit le niveau de fréquentation atteint lors de précédentes éditions au moment du congrès. « Je ne doute pas que ce sera une très bonne édition, peut-être la meilleure », souligne le Pr Lavoué, qui estime que la fréquentation pourrait encore progresser pour approcher les 300 participants.
La journée se prolongera par la traditionnelle soirée du congrès, elle aussi organisée au Couvent des Jacobins. Autour d’un buffet dînatoire, les professionnels pourront poursuivre leurs échanges dans un cadre plus informel. Un temps de convivialité qui complète la vocation fédératrice des Rencontres Bretonnes de Gynécologie-Obstétrique.