Publié le 07 juillet 2026 par Priscilla Gout
SIFUD-PP : « le Couvent des Jacobins a permis d’attirer beaucoup de monde »
Retour sur le 48e congrès de la Société de Pelvi-Périnéologie du 10 au 12 juin 2026 au Couvent des Jacobins.
La barre des 1000 participants a été frôlée lors de cette rencontre annuelle de la société savante. Une dynamique saluée par le professeur Benoît Peyronnet, président du congrès, pour qui le centre des congrès « a joué un rôle dans ce succès ».
Vous êtes professeur d’urologie au CHU de Rennes, membre du conseil d’administration de la SIFUD-PP et président de l’édition 2026. Êtes-vous satisfait de l’évènement qui s’est tenu en juin ?
C’était une belle édition. Le congrès annuel est toujours un moment essentiel de la vie de notre société savante, il en est le coeur. On y vient pour le contenu pédagogique, les échanges scientifiques, les rencontres entre professionnels et la convivialité. La SIFUD n’est pas une société savante de spécialité médicale ; c’est une société pluridisciplinaire composée de professionnels qui ne rencontrent pas forcément, même sur d’autres congrès médicaux. Urologues, gynécologues, chirurgiens pédiatres, médecins rééducateurs, kinés, infirmiers, sages-femmes… Chacun vit sa vie dans sa spécialité le reste de l’année et tous se retrouvent au congrès. Pour la première fois, nous avons approché les 1 000 participants. L’événement grandit chaque année et le Couvent nous a permis d’attirer beaucoup de monde. Le programme aussi, bien sûr, mais il est vrai que le lieu a joué un rôle dans ce succès.
Quels sont les retours des participants ?
Nous avons eu des retours spontanés très positifs. Le Couvent est un lieu exceptionnel, très différent des autres centres des congrès. Nous avons investi le réfectoire, cette salle à l’architecture si particulière, juste à côté du jardin du cloître où les congressistes se rendaient pendant les pauses. Ce qui est revenu dans les commentaires, c’est que ces espaces très lumineux sont propices à la tranquillité d’esprit, à la sérénité et à l’échange.
Les gens ont également apprécié un événement organisé sur deux étages, une concentration qui leur a évité de faire des kilomètres pour aller d’une salle à l’autre. Ça a favorisé la perméabilité entre les sessions. Cette organisation a été appréciée des participants comme des industriels qui ont trouvé que l’espace des exposants était très bien situé et spacieux.
Le dernier point, c’est la position du Couvent en coeur de centre-ville : on sort, on est tout de suite dans les rues commerçantes avec les restaurants, les bars, les hôtels. En bref, toutes les qualités pour lesquelles nous avions sélectionné le Couvent des Jacobins ont été soulignées par les participants.
À Rennes, comment se porte l’urologie, votre spécialité ?
L’urologie est depuis des années une des spécialités chirurgicales les plus dynamiques et les plus innovantes au CHU de Rennes, tant au niveau de l’activité clinique que sur le plan scientifique. La gynécologie, qui fait partie des spécialités de la SIFUD, est également très dynamique, comme le sont la chirurgie digestive et pédiatrique, la gastro-entérologie, la médecine de rééducation… Cette énergie est aussi la raison pour laquelle Rennes a été choisie pour accueillir ce congrès ; nous avons localement un projet de pelvi-périnéologie en cours de finalisation qui réunit toutes les spécialités, avec des moyens communs, des parcours patient… Nous essayons d’organiser quelque chose de cohérent. Cette façon d’agir est représentative de ce que fait la SIFUD : mettre toutes les spécialités autour de la table pour travailler ensemble. Les pathologies en pelvi-périnéologie sont transversales, avec des patients qui présentent des symptômes à la fois urinaires, digestifs, génitaux-sexuels. Cette transversalité rend nécessaires les échanges et le travail collaboratif, pour une prise en charge adaptée. Ce congrès national a mis un coup de projecteur sur notre spécialité à Rennes et a renforcé notre crédibilité et notre légitimité sur ce projet local ; cela a redynamisé tout le monde.
Un congrès à Rennes, c’était une première pour la SIFUD ?
Eh oui, en 48 éditions ! Il était temps (rires). Avant l’ouverture du Couvent, il n’y avait pas de lieux qui nous conviennent à Rennes. Ce qui est recherché par notre société savante, c’est un lieu convivial, qui ne soit pas en périphérie de ville comme beaucoup. Aussi, nous sommes reconnaissants au Couvent d’exister… !
(Propos recueillis par Béatrice Ercksen)