Publié le 16 juillet 2026

Congrès SifrARN : « Le Couvent des Jacobins est très emblématique »

200 scientifiques ont investi le campus de Beaulieu puis le Couvent des Jacobins.

diner de gala Rennes
©SifrARN

La conférence Structure, Intégration, Fonction et Réactivité de l’ARN – SifrARN 2026 – a eu lieu à Rennes du 30 juin au 2 juillet, sous l’égide de la Société Française de Biochimie et de Biologie Moléculaire. Venus de toute la France, les participants ont assisté aux sessions sur le campus de Beaulieu, et ont apprécié une visite de la ville encadrée par l’office de tourisme et un dîner de gala au Couvent des Jacobins.

Trois questions au professeur Marie-Dominique Galibert, directrice adjointe de l’Institut de Génétique et Développement de Rennes (IGDR), responsable de l’équipe Expression des Gènes et Oncogenèse, et à Catherine Riera, chargée de communication à l’IGDR, membres du comité local d’organisation de la 14e édition de la conférence.

La conférence SifrARN a lieu tous les 2 ans dans une ville française ; pouvez-vous nous en dire plus sur cet événement ?

M-D.G : Cette manifestation regroupe la communauté scientifique – essentiellement française – de la biologie de l’ARN. Pour rappel, l’ARN est une molécule qui transmet l’information génétique. L’étude de cette molécule est donc très importante.

Ce congrès national se déroule en langue anglaise. Il a été piloté cette année à Rennes par le Professeur Reynald Gillet, directeur de l’IGDR. Un comité local adossé à un comité scientifique composé de chercheurs de toute la France a assuré l’organisation logistique et la conception du programme.

La conférence SifrARN offre l’opportunité de recevoir des conférenciers de renommée internationale. Elle permet également aux nombreux doctorants de présenter leurs travaux, de se faire connaître de la communauté scientifique et de préparer leur avenir. L’organisation rennaise a été appréciée : ces 3 jours ont été intenses, avec de l’excellente science ; chacun retourne dans son laboratoire avec de nouvelles idées, de nouveaux contacts.

La conférence s’est tenue sur le campus universitaire de Beaulieu, et le dîner de gala au Couvent des Jacobins…

M-D.G : Nous avons investi le Diapason, l’espace culturel de l’Université de Rennes. L’amphithéâtre était parfaitement adapté à notre jauge d’environ 200 personnes et à la tenue des sessions et des keynotes. Le gymnase accueillait les posters et les pauses. Une régie est à disposition pour les présentations. Ce lieu, légèrement excentré sur le campus, offre un cadre calme et verdoyant, accessible en métro, et nous permet de changer d’environnement de travail.

Pour le gala, il nous fallait un endroit prestigieux. Le travail durant un congrès est intense, il est donc nécessaire de disposer d’un cadre paisible, reposant et beau pour poursuivre les échanges informels après les sessions. Plusieurs congrès ont déjà été organisés au Couvent des Jacobins, ce lieu est unique, exceptionnel et très emblématique. Quand il a fallu choisir un lieu pour le dîner de gala, c’est tout naturellement que le Couvent nous est apparu comme répondant à toutes nos attentes. Les congressistes l’ont trouvé magnifique.

diner de gala Rennes
Le jardin du cloître du Couvent des Jacobins, à Rennes ©SifrARN

C.R. : Nous avons également proposé aux participants une visite de la ville, en lien avec Destination Rennes. Nous avions 5 guides pour 5 groupes d’une vingtaine de personnes, dont un groupe pour anglophones. Nous avons appris des choses alors même que nous connaissons Rennes ! La visite nocturne était très agréable, très vivante, ponctuée d’anecdotes ; la lumière était magnifique. Les participants ont apprécié ce moment de détente.

Quels sont le rôle et la place de l’IGDR, à Rennes et en France ?

La recherche à l’IGDR est à la fois fondamentale et translationnelle, jusqu’à la maladie.
Nous explorons les phénomènes biologiques à l’aide d’outils appropriés. Une des caractéristiques de l’Institut est l’utilisation d’organismes modèles comme la drosophile, le ver C. Elegans, l’ADN canin… pour poser et répondre à des questions fondamentales, permettant de lever les verrous pour certaines maladies.

185 personnes travaillent à l’Institut associant le CNRS, l’Université de Rennes et l’Inserm. L’IGDR c’est 16 équipes de recherche, 4 services communs et 3 plateaux techniques. Il fait partie des principaux instituts de recherche bretons et jouit d’une renommée internationale. C’est un institut d’excellence, attractif parce qu’il travaille avec des modèles. Il est aussi reconnu pour sa capacité à reconstruire en 3D des molécules biologiques via la cryo-microscopie électronique, un système d’une très grande puissance hébergé à l’IGDR. Des chercheurs de toute la France viennent à Rennes faire des expérimentations sur cet équipement unique.

(Propos recueillis par Béatrice Ercksen)