Publié le 08 octobre 2026 par Priscilla Gout
Congrès CardioMyopathies 2026 : Rennes au cœur des avancées médicales
Entre partage d’expertises et parenthèse culturelle.
Le 12 septembre 2026, le Couvent des Jacobins accueillait le Congrès CardioMyopathies, réunissant 200 spécialistes autour des avancées de la recherche et des nouveaux traitements. Le professeur Erwan Donal, cardiologue au CHU de Rennes et membre du comité organisateur, revient sur les temps forts de cette édition et sur le choix de Rennes pour l’accueillir.
Pourquoi avoir choisi Rennes pour accueillir le Congrès CardioMyopathies 2026 ?
Nous souhaitions que le congrès ait lieu à Rennes, dans la mesure où la ville dispose d’une expertise reconnue en cardiomyopathie et amylose (des maladies cardiaques). L’idée était de mettre en lumière le travail mené depuis trois ans par le CHU de Rennes et de faire venir ici les spécialistes francophones de ces pathologies.
Le service de cardiologie et maladies vasculaires du CHU de Rennes héberge en effet un centre de référence dédié aux cardiomyopathies et aux troubles cardiaques rares, que je coordonne. Il fait partie des six centres de référence nationaux dans ce domaine, aux côtés de grandes métropoles comme Paris, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. Pour Rennes, cette reconnaissance est une vraie fierté et témoigne du dynamisme du service et de ses équipes.
Pourquoi était-il important de réunir les spécialistes de cette discipline à Rennes ?
La collaboration entre les équipes est essentielle pour associer nos compétences et nos expériences. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons créé un réseau de chercheurs associé au service, F-CRIN, une infrastructure nationale de 2000 professionnels dédiée à la recherche clinique.
C’est aussi toute l’idée de ce congrès : construire un collectif autour des cardiomyopathies et de l’amylose et créer des occasions de se retrouver pour faire avancer ensemble la connaissance et la recherche.
Justement, quelles sont les grandes avancées présentées lors du congrès ?
L’une des avancées majeures concerne les traitements. C’est une véritable révolution pour la cardiologie : nous disposons aujourd’hui de thérapies très ciblées, capables d’agir directement sur les mécanismes à l’origine de la maladie. Nous pouvons intervenir sur les gènes, c’est ce qu’on appelle la thérapie génique ; sur l’ARN*, ou encore utiliser des anticorps pour empêcher le dépôt de protéines responsables de certaines pathologies cardiaques. Ce sont des approches extrêmement spécifiques, assez incroyables et totalement nouvelles. Peu de domaines de la cardiologie disposent aujourd’hui de traitements aussi ciblés.
L’intérêt également de ces traitements des maladies rares est de servir de modèles pour le traitement de maladies plus courantes, c’est le cas du modèle développé pour le traitement de l’amylose, qui va servir de modèle au traitement du cholestérol et de l’hypertension.
(*molécule biologique essentielle présente dans toutes les cellules vivantes, jouant le rôle de messager et d’intermédiaire entre l’ADN et les cellules pour fabriquer les protéines)
Vous avez choisi de placer les patients au cœur du congrès, avec une ouverture de congrès assez inhabituelle… ?
L’idée était d’interpeller les médecins grâce à une œuvre culturelle. Nous avons donc proposé, la veille du congrès, une soirée portée par la Ligue contre la Cardiomyopathie autour de « Battements contraires », une pièce de théâtre interprétée par une troupe professionnelle dirigée par l’une de nos patientes, suivie d’une table ronde. L’objectif était de permettre aux médecins de se mettre à la place des patients le temps d’une soirée.
Les participants ont beaucoup apprécié cette entrée en matière, qui a suscité de nombreuses discussions le lendemain. Et le succès a été tel que nous envisageons désormais de proposer la pièce lors du congrès national de cardiologie à Paris.
Pour conclure, en quoi le Couvent des Jacobins a-t-il répondu à vos attentes pour ce congrès ?
Nous avons utilisé la Nef en plénière ; nous avons apprécié circuler autour du jardin du cloître, dans les galeries, d’avoir les salles de commission de différents formats pour les ateliers. C’était parfait. Les espaces choisis étaient vraiment adaptés pour recevoir 200 participants.
Nous étions également très heureux que le congrès se déroule à Rennes. D’abord, le Couvent est très accessible, d’autant que nos participants étaient logés à l’hôtel Mama Shelter, à 5 minutes à pied. Et la note locale bretonne a été très appréciée car l’identité culturelle de la Bretagne bénéficie d’une véritable cote de sympathie auprès des participants.
Enfin, je tenais également à souligner la qualité de l’accueil dès l’entrée du Couvent. La vérification des sacs peut parfois être un moment un peu stressant dans les palais des congrès. Ici, la sympathie des agents de sécurité a rendu nos premiers pas dans le centre des congrès particulièrement agréables !
- En savoir plus www.mc-cardiomyopathies.fr
Découvrez les espaces choisis par l’organisateur :
- La Nef, auditorium patrimonial de 300 places, en format plénière.
- La Galeries Sud pour l’exposition.
- Les salles de commission n°7, 8 et 9 en format ateliers.
- Le Carré 1, pour la représentation théâtrale.
- Le Carré 2, pour le cocktail apéritif en amont de la représentation théâtrale.
Pour en savoir plus, consultez le plan 3D du centre des congrès.










